Lil'Joa sans col roulé

Je m'amuse, je procrastine, j'écris sur tout et rien, mais encore plus sur rien... Les voyages, les petits détails du quotidien, la bouffe, la culture, les souvenirs... bref, les trucs qui m'intéressent apparaîtront dans mon blogue décolleté.

20 septembre 2008

Lil'Joa, heureuse préposée au ménage

Je ne sais pas si c'est parce que j'aime vraiment faire le ménage ou si c'est par un goût de procrastiner trop important dans ma vie, mais ce soir, je me suis presque étonnée en faisant mon grand ménage du printemps en automne.

Après avoir : passé l'aspirateur, lavé le plancher, nettoyé la vaisselle croûtée, épousseté le salon, lavé le couvre-divan, fait mon lavage personnel, rangé ma chambre pour ensuite la nettoyer et changer tous les meubles de place (!), installé mon ordinateur de table avec les milliards de fils, lavé mon lit et tenté de remettre les draps dessus sans aucun plis, je me retrouve à bout de souffle et prête à me canter dans mon lit qui sent le Tide original. Trop tard pour étudier ma linguistique, me dis-je. Demain. Demain après avoir fait les boutiques avec une copine.

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17 septembre 2008

Besoin de chaleur

Elle le tourne vers la droite, et l'autre aussi. Puis celui du milieu. Les jets chauds claquent dans le fond du bain tout propre. Ils massent et activent le corps endormi, lequel se réveille sous l'eau qui tombe sans délicatesse. L'odeur du savon en gel aux baies des champs occupe le petit espace intime et humide. Les muscles se réchauffent, les poumons et l'odorat sont soumis à une nouveauté odorante.

Elle le tourne vers la gauche, et l'autre aussi. Puis celui du milieu. Les anneaux de métal frottent rapidement le pôle, lui aussi métallique. Elle ne se souvenait plus de la déception de sortir d'une douche chaude alors que le froid vit dans la pièce. L'automne arrive, la salle de bains le sait!

La mâchoire ne ment pas, il fait froid. La chair de poule est partout sur elle, partout partout. Vite une serviette, vite des vêtements, vite de la chaleur. Et que l'été revienne au plus vite!

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Jus frais

Ma coloc : « Si je touche tes bananes sur le support à bananes, je gage qu'il va y avoir deux mouches qui vont partir à voler. »

Moi, l'optimiste : « Voyons donc! Elles sont belles, mes bananes. Elles commencent à être mûrent pas mal, mais ça va faire de bons jus de fruits frais. »

Touché. Ma coloc avait raison. Mais les mouches veulent-elles vraiment dire quelque chose? Ahh...

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10 septembre 2008

Le banc d'essai du peuple

Dans un humour absurde, on présente des produits absurdes qui sont à vendre! Au canal Z.

En effet, les gadgets/bébelles/gogosses/cochonneries/patentes ne sont, j'en suis certaine, vraiment pas utiles dans la vie de n'importe qui. Mais l'émisson d'une demi-heure divertit! Et elle permet aussi de procrastiner.

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Lecteur VS écrivain?

Et si le lecteur avait plus de liberté que l'écrivain?

Les droits imprescriptibles du lecteur, selon Daniel Pennac, tirés de son livre Comme un roman-lequel-est-toujours-étiquetté-à-12,95$-sur-la-quatrième-de-couverture :

  1. Le droit de ne pas lire.
  2. Le droit de sauter des pages.
  3. Le droit de ne pas finir un livre.
  4. Le droit de relire.
  5. Le droit de lire n'importe quoi.
  6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
  7. Le droit de lire n'importe où.
  8. Le droit de grappiller.
  9. Le droit de lire à haute voix.
  10. Le droit de nous taire.

L'écrivain, lui, n'a pas le choix d'écrire. S'il n'écrit pas, il n'est pas écrivain.

...

Le lecteur, lui, n'a pas le choix de lire. S'il ne lit pas, il n'est pas lecteur.

...

Je repose ma question! Le lecteur a-t-il plus de liberté que l'écrivain?

J'sais-tu moé. J'pourrais faire ma maîtrise là-dessus.

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08 septembre 2008

Nuit odorante

Digne d'une chambre d'adolescente en crise, ou peut-être juste un peu mêlée, elle rend visibles quelques vêtements cachant le sol humide. Une montagne de livres des genres Pennac et Germain cohabitent sur le bureau de travail avec, encore une fois, quelques t-shirts et strings. Il y a une odeur de bordel dans l'air. De perte de contrôle. Du côté de la maquilleuse, la brume Désir sort involontairement de la bouteille rose format économique. En face, de l'autre côté de la pièce, le bureau de bois ancestral sent fort l'ébénisterie; plutôt désagréable. Les portes ouvertes de la garde-robe présentent les tissus multicolores, supportés par le pôle prêt à foutre le camp d'un instant à l'autre. Trop de pression. La garde-robe, c'est la fraîcheur. Une odeur de propreté, ou de nouveauté. L'abus de possession, pour plaire. Au milieu de la pièce chargée : le lit. Un grand lit pour un accueil plus invitant.

Ça bouge et ça craque. Le bois du lit travaille sous la pression, mais il survivra. Après quelques heures allongés, les draps noirs seront imprégnés d'une odeur...

D'une odeur d'impureté regrettable. Il faut laver les couvertes, oublier la nuit passée, effacer toute trace d'actions en duel. Repenser aux images plus ou moins claires en les associant à des rêves. Ne pas assumer. Faire le ménage.

D'une odeur de plaisir jouissif, folle à rendre fou, à en perdre les pédales, à vouloir rendre la chambre à coucher d'un bordel plus excitant. L'odeur est celle de l'union, du laisser-aller, de la performance, du savoir. Ça sent l'assurance qui fait peur.

D'une odeur, comment dire, ambiante. Une odeur sans raison d'être, exceptée celle de la nature. Les draps portent la senteur de deux corps chauds endormis. Mais un des corps est plus froid, beaucoup plus. Figé, sans raison apparente comme l'odeur ambiante. Le corps froid a peur de mourir gelé. Il appelle la peur, celle de l'Assurance. Pour aussi donner raison à ce qui l'entoure, comme les odeurs et le bordel.

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29 août 2008

Rouillée comme mon vieux vélo sous la pluie

J'essaie d'écrire, mais ça sort tout croche. Tout bizarre, tout rouillé, tout répétitif comme tous les tout que j'écris. Je voudrais rédiger quelque chose de cultivé, de bien, juste de bien. Une rédaction qui coule comme de l'eau sur une roche gluante d'algues presque invisibles. Ça fait longtemps, que j'ai écrit. Un bon quatre mois. J'ai perdu la plume. Elle s'est envolée! Euuhh... Ça me tente pas! Partie à jamais? Je l'ai juste égarée dans le fond d'une boîte. Dans le fond d'une boîte de carton remplie de vêtements, laquelle j'ai tapée à double tour il y a quatre mois et quelques poussières, juste avant de partir explorer l'Ouest canadien et la côte ouest américaine. Elle doit être là.

Pendant quatre mois, au lieu d'écrire, je me suis remplie le coco de toutes sortes d'images du monde : question d'utiliser ma plume (perdue) pour écrire avec un peu de contenu, dès mon retour. Lorsque j'aurai enfin déballé mes boîtes et puis que je l'aurai trouvée, ça ira mieux. J'expirerai de soulagement. Je me fous que mon vélo soit rouillé, parce que je peux quand même l'utiliser. Je peux rouler, freiner, pédaler; il est juste moins joli avec sa couleur orangée par endroits. Mais ma plume, elle ne doit pas être rouillée, ni humide dans le fond de la boîte qui aurait passé trop de temps sur du ciment, sinon j'en souffre : j'écris comme une merde.

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De la neige, été comme hiver

La télévision s'ouvre, c'est moi qui l'ai ouverte. Il y a de la neige. Pas des flocons, pas de la belle neige blanche, froide, rafraîchissante comme lorsqu'on sort du chalet chauffé au bois. Il y a les flocons gris, ceux d'une télévision qui agresse. Une télévision fâchée de ne pas être à un canal. Même si ça avait été la Télévision Quatre-Saisons, ça aurait été O.K. Mais pas le channel 2. Le 2, c'est de la neige.

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20 avril 2008

Fuckin' Ascot

Le jeudi 3 avril, 1 h 00 du matin :

- Mip. Miiiiiiiiiiiiip. Miiiiip. CALL-MOÉ UN TAXI!!!

- Euh, ok.

- Mip. Miiiiiiiip. Mip Mip. CALL-MOÉ UN TAXI CALISS!!!

- Eille là!! C'est correct, je t'en ai callé un taxi!!

Une femme saoule sonne à tous les appartements du bloc dans l'espoir de déranger tout le monde pour satisfaire sa propre folie/saoulerie et son propre dérangement psychologique. Une gentille personne lui ouvre la porte, contre notre gré, bien entendu. Elle entre dans le bloc. Monsieur Le Concierge du dessus sort de son logement, la frustration dans le tapis, puis la met dehors.

Merde, mais dans quel quartier je vis, coudonc?

Le vendredi 11 avril, 19 h 45 :

L'émission Histoire de filles, dans laquelle Judith a fait poser un poteau de danseuses dans son resto, vient de se terminer.

J'entends de la vitre se casser. Maaaaarde, de que cé qui se passe.

Je me tourne vers la fenêtre de la cuisine, vois une voiture qui quitte le stationnement, le gaz au fond. J'ouvre la porte du bloc... Wow. WOW! La porte du bloc est cassée. Nous venons d'être victime de vandalisme. L'ai-je déjà dit?... Wow. Je suis sans mot. Et sans contrôle.

Ascot, dis-moi que je suis en sécurité, ok?

Le lundi 14 avril, 7 h 55 du matin :

M'en allant tout bonnement à mon arrêt d'autobus, un chat mort git sur le bord de la rue, en décomposition, mais la bouche ouverte. Il est sans doute là depuis le début de l'hiver. Et là, il commence à dégeler. Ça va sentir bon tantôt.

Le mercredi 16 avril, 19 h 00 :

Je viens de terminer l'étude que je faisais en face du Couche-tard, à 3 minutes à pied de mon demi sous-sol. Je me lève du banc de parc sur lequel je suis depuis deux heures. Un gars en voiture me suit. Une vingtaine d'années, le gars. il « viraille » dans les rues, mais finit toujours pas me rejoindre. Tu veux-tu bin me laisser tranquille, men?!?!?

J'en reviens pas. L'été arrive, les innocents aussi.

Posté par Liljo à 04:09 - Totalement à nue - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Été, dis-moi qui est la plus bronzée?

On montre nos cannes blanches. On dévoile nos épaules ornées d'une petite bretelle colorée. On sort nos lunettes de soleil de star. On troque nos souliers ballerine, qui nous font puer des pieds lorsqu'on est nu pied dedans, pour des babouches qui gossent l'entre-orteil dans les premiers temps. On se coupe les ongles de main et de pied pour aller à la plage, sinon le sable pogne dedans et c'est bien désagréable. On se rase les jambes beaucoup plus souvent, pour avoir la peau douce comme un petit bébé.

Nos cheveux pâlissent, notre peau rougit, parfois brûle, parfois crame... et puis bronze.

Été, ne me dis pas qui est la plus bronzée tout de suite. Je perdrai sans aucun doute avec ma blancheur de fille du Québec en plein mois d'avril. Attendons quelques semaines encore...

Posté par Liljo à 03:42 - Manne à linge - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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