29 août 2008
Rouillée comme mon vieux vélo sous la pluie
J'essaie d'écrire, mais ça sort tout croche. Tout bizarre, tout rouillé, tout répétitif comme tous les tout que j'écris. Je voudrais rédiger quelque chose de cultivé, de bien, juste de bien. Une rédaction qui coule comme de l'eau sur une roche gluante d'algues presque invisibles. Ça fait longtemps, que j'ai écrit. Un bon quatre mois. J'ai perdu la plume. Elle s'est envolée! Euuhh... Ça me tente pas! Partie à jamais? Je l'ai juste égarée dans le fond d'une boîte. Dans le fond d'une boîte de carton remplie de vêtements, laquelle j'ai tapée à double tour il y a quatre mois et quelques poussières, juste avant de partir explorer l'Ouest canadien et la côte ouest américaine. Elle doit être là.
Pendant quatre mois, au lieu d'écrire, je me suis remplie le coco de toutes sortes d'images du monde : question d'utiliser ma plume (perdue) pour écrire avec un peu de contenu, dès mon retour. Lorsque j'aurai enfin déballé mes boîtes et puis que je l'aurai trouvée, ça ira mieux. J'expirerai de soulagement. Je me fous que mon vélo soit rouillé, parce que je peux quand même l'utiliser. Je peux rouler, freiner, pédaler; il est juste moins joli avec sa couleur orangée par endroits. Mais ma plume, elle ne doit pas être rouillée, ni humide dans le fond de la boîte qui aurait passé trop de temps sur du ciment, sinon j'en souffre : j'écris comme une merde.
De la neige, été comme hiver
La télévision s'ouvre, c'est moi qui l'ai ouverte. Il y a de la neige. Pas des flocons, pas de la belle neige blanche, froide, rafraîchissante comme lorsqu'on sort du chalet chauffé au bois. Il y a les flocons gris, ceux d'une télévision qui agresse. Une télévision fâchée de ne pas être à un canal. Même si ça avait été la Télévision Quatre-Saisons, ça aurait été O.K. Mais pas le channel 2. Le 2, c'est de la neige.

