31 mars 2008
Overdose
Ne me parlez plus de pâté au poulet.
Ne me parlez plus de poutine.
Ne me parlez plus de pizza.
Ne me parlez plus du Pot-au-feu.
Ne me parlez plus de bouffe, je n'en peux plus.
Je suis à l'eau.
Et je ronge mes cuticules. À la fois pour grignoter, mais aussi parce que le rush de fin de session m'arrive dessus comme une vague qui moutonne.
26 mars 2008
Je vais exploser de pâté au poulet
Il me pogne des rages de bouffes, bien souvent. Des fois, j'ai le goût de manger des sushis. Des fois, c'est du chocolat. Mais là je vais bientôt faire une overdose de ce fondant brun-noir.
Il y a deux semaines, pendant la mi-session, ma mère m'avait demandé quelles étaient mes demandes spéciales pour la semaine. Côté bouffe, bien sûr. Sans lui laisser le temps de finir sa phrase, je lui ai dit :
« Mom! Please!!! Fais-moé des pâtés au poulet!!! »
C'est teeeeeeeellement le meilleur pâté au poulet du monde. Je voulais qu'elle m'en fasse un gros avant de repartir pour Sherby town... mais puisque je remontais en autocar, c'est-à-dire que je restais pendant 10 heures assise sur mon siège, les pâtés auraient eu le temps de pourrir.
Puisque je suis remontée à Chicoutimi town en fin de semaine passée, et que je remontais en voiture avec Bill, ma mom a pu, ou plutôt n'a pas eu le choix, de se mettre dans la popote pour sa fille.
« Si je t'en fais 8, ma puce, est-ce que c'est correct? »
Bin kin! Huit pâtés! Envoye, shoot-moi ça!
Ce sont 8 petits, par exemple. Faut quand même pas exagérer. Donc 8 repas. Huit repas jouissifs gustativement.
Depuis hier, ne me demandez pas ce que j'ai mangé comme repas principal. Je vous répondrai, avec un grand sourire, que je me suis nourrie au pâté au poulet de ma mom. Si on fait le décompte, puisque ça fait 3 repas que je réserve pour les pâtés de ma mom, je les aurai terminé vendredi midi.
Une écoeurantite aiguë, c'est quoi, ça?
Pâques... La bonne journée pour gonfler
Lorsque je ne n'avais pas encore atteint un âge supérieur à 10, je compétionnais avec mes p'tits amis pis mon frère : qui aura le plus gros chocolat? Qui en aura le plus? Qui aura le meilleur? Parce que, Dieu le sait, ce ne sont pas tous les chocolats qui sont bons.
À Pâques, les jeunes enfants se gonflent les veines de glucides. Cette fête, c'est comme celle de l'Halloween, mais couleurs pastelles.
Mais les adultes aussi, s'empiffrent comme des gros dégueux. Moi la première, comme une grosse dégueuse. J'aime ça, le chocolat, qu'est-cé que tu veux que je te dise?
Non, je te dirai pas que j'aime pas ça, parce que j'aime ça, et je ne mens pas, c'est pas beau mentir, ça fait rallonger notre nez. Et je l'aime bien, moi, mon nez. J'en veux pas un plus gros. Je me fais souvent dire que j'ai un beau nez.
J'aime ça, les gens honnêtes. Les pas honnêtes, je les emmerde. Je ne veux pas leur parler. Ce sont des peureux qui ne valent pas la peine. J'aimerais bien valoir la peine : je vous re-confirme donc que j'aime le chocolat. Trop.
Pâques, c'est une fête pour engraisser. Pis j'aime pas ça, moi, engraisser. J'aime pas engraisser comme j'aime pas les gens pas honnêtes.
Je n'ai plus en bas de 10 ans. Je ne compétionne plus avec mon frère Fred ou avec mes amis, telle que ma coloc, par exemple, pour savoir qui possède le plus beau cadeau mangeable de Pâques. Mais j'en ai quand même eu, des cadeaux de Pâques... Malgré moi.
Une grosse poule en chocolat Lulu, gracieuseté de ma mom pis de son mari.
Un oeuf Laura Secord à 880 calories, offert par la blonde de mon daddy, mais dont la boîte a été au préalable grugée par le chat de mon frère, Simba.
Des petite boules en chocolat, offertes par Émilie, ma future compagne de voyage, mais faites par sa grande-mom. Que trop bonnnnnn.
Bon, je retourne manger.
23 mars 2008
Une hâte intense
Le mardi 29 avril 2008 à 20h00, je serai dans un avion à l'aéroport de Montréal. Destination Calgary, en Alberta. J'ai une sacré hâte.
Je quitte le Québec, province francophone, pour me joindre aux anglophones du Canada, en Alberta et en Colombie-Britannique. Pour 3 mois? Pour 3 mois et demie? Je sais pas... Je verrai rendue là-bas.
Je m'en vais fuir mon Québec. Je m'en vais découvrir une autre culture, je m'en vais faire des sous, je m'en vais connaître davantage mon moi-même : m'en vais voir si je suis si débrouillarde que ça. J'ai bin hâte de constater ce que j'ai à constater. J'ai hâte de me voir dans un mode de vie grano! haha! Moi qui m'arrange habituellement à tous les jours...
J'ai hâte de sortir de ma routine qui, en ce moment, me pue au nez. Je veux prendre un break des cours universitaires et des travaux longs qui arrivent tous en même temps, je veux changer ce beat "Sherbrooke à temps plein - Chicoutimi à temps partiel". Je veux du nouveau! Un nouveau défi! Je reviendrai top shape, pleine d'énergie pour entamer une troisième session à l'UdeS. Pleine d'énergie pour fêter en grand à l'initiation des première année...
Sherbrooke/Chicoutimi : 22 heures
Vendredi matin, 10h30. Bill débarque chez nous avec Carl et Hélène : direction Saguenay-Lac-Saint-Jean. On a tous une motivation pour s'y rendre, on a hâte à dans 5 heures, d'être au chaud dans notre nid familial. Pour Carl, ce sera une deuxième ride dans le Parc des Laurentides, les Portes-de-L'Enfer.
Embarquée, attachée, Hélène me demande si je suis bien habillée... Oui oui, j'ai mes mitaines et mon foulard. Ok, elle me dit, c'est que, quand on fait de la route, j'aime mieux quand on est bien habillés, au cas où...
On passe chercher Jessika au Subway, elle avait faim... Elle mange donc un bon Subway à 10h45, dans le char.
Autoroutes 410, 55 et 20, tout va bien. No stress, que de plaisir, entassés les un sur les autres dans la voiture de notre ami Bill.
Sur la 20, oups. Didilidou, didilidou. Mon cellulaire sonne, j'ai un texto : « Le parc est fermé tk ».
Fuck.
Bill, le Parc est fermé.
15h40. Arrivée à Québec, à l'entrée du Parc, eh bien évidemment, il était toujours fermé. On se ramasse dans un line up de chars, des centaines de chars. Il y en a qui rebroussent chemin, ce que nous ne faisons pas. Patience. Il rouvrira sans doute...
Le temps passe, il est rendu 16h30. Nous n'avançons pas d'une miette. Jess, Hélène et moi partons à l'aventure, au petit resto non loin de la voiture, à 10 minutes à pied. Nous marchons entre les voitures, entrons dans le resto et commandons un bon chocolat chaud à 2$. On entend les camionneurs parler : « Ça a l'air qu'ils vont rouvrir le Parc à 7h00 pm. » « Ça a l'air qu'ils vont rouvrir le Parc dans 5 heures. » « Ils savent pas pantoute quand est-ce qu'ils vont rouvrir le Parc. » « Ça a l'air... »
De retour à la voiture, vers 17h30, après s'être réchauffés, on se dit qu'on attend jusqu'à 19h00, et puis si c'est encore fermé, on va dormir à Québec.
18h40. On commence à avancer : le Parc est enfin ouvert.
Mais la route n'est pas belle : on se fait dépasser à toute vitesse par les camionneurs téméraires qui nous laissent comme gentil souvenir de la poudreuse meurtrière. Jess et moi on stresse, et on stresse Bill. Plan de match : on ne poursuit pas la route après l'Étape, le resto dans le milieu du Parc des Laurentides. On couche là.
On voit l'Étape au loin. à environ 1 km, peut-être moins. On n'a pas le temps de se rendre que tiens! encore un file de chars. On se dit : soit il y a un accident tout près de l'Étape, soit la prochaine moitié de la route est fermée ou soit que tout le monde se dit la même chose et entre à l'Étape, prendre une pause ou dormir.
On attend.
Jess, Hélène et moi partons à l'aventure, pour une deuxième fois. Entre les gros camions et les voitures, dans la presque noirceur, on marche, on court, on s'arrange pour se rendre à l'Étape. Certains camions klaxonnent, certains moteurs s'arrêtent pour épargner leur gaz, d'autres conducteurs redémarrent pour se réchauffer. Des chauffeurs remplissent leur voiture avec un bidon d'essence. C'est ça que ça fait, quand on est dans' marde.
Arrivées dans le bâtiment, on s'achète de la bouffe. On a faim, on est vidé d'énergie. On s'informe, aussi : le Parc est fermé, de l'Étape à Chicoutimi.
Il est 20h40. Le Parc, selon les dires, rouvrira à 21h00. On se doit de retourner à la voiture avant qu'elles commencent à nous avancer dessus, pendant qu'on marche.
21h00, ça débloque. On avance, puis tourne dans le stationnement. Seulement 4 ou 5 voitures ont fait comme nous, sur des centaines : passer la nuit à l'Étape, pour une question de sécurité.
Un agent de sécurité avertit les gens du restaurant : « Pour ceux qui ont laissé leur voiture sans personne dedans sur la route, allez la ramasser, le Parc est débarré. Si vous voulez continuer le Parc, une voiture de la SQ vous escorte jusqu'au km 169, pis après ça... bonne chance. »
On gratte des gratteux, on mange des cochonneries, on lit des revues, on parle de trucs dignes de gens fatigués.
Je suis fatiguée, je me cante sur une banquette, une chaise au bout pour déposer mes pieds. je mets mes lunettes de soleil pour atténuer la violente lumière du plafond en cette soirée tardive.
À quelques reprises, je me réveille. C'est pas le top, dormir sur une banquette. À un certain moment, je me lève, je demande à Hélène si elle dort. Mais Hélène est juste en face de moi, assise sur la banquette. Elle me dit donc : « Non Jo, tu vois bien que je dors pas. » Je lui demande alors : « Moi, je dors-tu? »
Tsé, est mêlée la fille... Pis ça, je ne m'en souviens plus du tout... C'est Hélène qui m'en a parlé. Douteuse, cette histoire.
Bref, à 6h15 am, il y a une lueur bleue dans le ciel. Hélène a sa frok sur le dos, prête à foutre le camp. Le soleil se lève peu à peu, et c'est à 7h00 qu'on décolle la voiture. Poudreuse et chaussée enneigée par endroit, on arrive!
À 8h15, je suis arrivée dans le stationnement du Rona, là où Bill me laisse. GOD, JE SUIS ARRIVÉE!!!
Mais Bill, Hélène, Carl et Jess, quant à eux, doivent continuer pendant 45 minutes, en direction du Lac...
Bill, merci de ta patience et de ta prudence.
Je suis embarquée dans la voiture de Bill, vendredi matin, en sachant très bien que la température était merdique. Que le Parc des Laurentides était dans une zone rouge. Mais j'avais un plan en tête : voir mon copain. Je VOULAIS descendre, absolument, absolument.
Finalement, j'aurais dû rester à Sherby au chaud, à faire mes devoirs : de toute la fin de semaine, celui qui est supposé m'aimer n'a jamais retourné mon appel.
20 mars 2008
Merde, un autre sujet.
Entendre notre voix, c'est weird. Mais je pense qu'on s'habitue. On n'y prend peut-être pas goût, mais on l'accepte. C'est weird, mais c'est pas facile d'accepter sa voix. Ni son rire, bien souvent, surtout quand on fait rire de notre rire (je nomme ici, pour ma part, Jean-Denis, Alexandra et Mathieu, pour n'en nommer que trois, qui aiment rire de ma risette "de p'tite fille"... mais c'est selon eux).
Lorsqu'on parle, on ne s'entend pas comme les autres nous entendent. Et ça aussi, c'est weird. Donc quand on s'écoute dans un haut-parleur, ou dans des écouteurs, bref dans quelque chose de par you sque le son sort, on ne se reconnaît pas. J'y vais un peu fort, mais vous comprenez l'idée.
Puisque j'étudie souvent à la dernière minute, j'ai développé une tactique de mémorisation : celle de m'enregistrer en train de lire mes notes de cours, dans mon mp3 ou dans un magnétophone antique, et par la suite, de m'écouter me jaser sur repeat pendant des heures et des heures (de plaisir?). Je suis maintenant à l'aise avec ma voix. Wow. Quelle belle évolution dans ta vie, Jo!
Je pense à ça, à cette mal à l'aisance là avec notre voix, à cause de mon cours de ce matin : dans le cours de Médias numériques, nous devons faire un montage sonore du genre radiophonique. J'aime bin ça! De même, on peut aussi voir nos bizarreries vocales, donc on peut tenter de changer quelques gogosses qu'on n'aime pas quand on parle... C'est pratique, s'enregistrer!
Hiha! (Dixit Émilie)
Arrête-toi, Temps!
Quand le temps presse et que la fatigue nous court après, ça va pas bin.
Je veux mon litte, je veux une journée de 30 heures.
Est-ce qu'on vieillirait moins vite ou plus vite?
Anyway. Je veux mon litte pis une journée de 30 heures (ou plus, tiens), mais c'est pas possible. Too bad. Je retourne à mes moutons, debord, parce que là je dis n'importe quoi, voire d'la mardeee.
Chao bye! Mon lavage m'attend, de même que ma valise : elle veut se faire remplir pour demain! Ah, pis faudrait que j'aille chercher mon Yop que j'ai mis dans le congélo pour le refroidir. Sinon il va geler bin raide. Pis je veux pas un Pop Sicle, moi là, je veux juste un Yop froid qui goûte pas le lait caillé.
Mission accomplie!
Depuis le début de la session (ou presque) je travaille sur un projet qui me tient fort à coeur : le journal de la Faculté des lettres et sciences humaines, la Fac dans laquelle je suis tous mes cours. En tant que responsable du journal, je me dois que tous les procédés de production progressent pour le mieux. Évidemment, puisque je suis la rédactrice en chef pour la première fois et pour ma première parution, je me dois de faire quelques ajustements. Sinon, je suis bien fière de moi : le journal L'Humanifeste est maintenant à l'impression, en un seul morceau de robot, tout beau tout frais tout chaud tout nouveau tout bon!
Après la lecture des textes, leur correction, les milliers de courriels envoyés à la correctrice (Lise Lessard), à l'infographiste et assistante administrative (Émilie Godbout), à la photographe officielle (Lyne Roulier), à l'association générale des étudiants et étudiantes de la Faculté des lettres et sciences humaines (AGEFLESH), le montage a finalement pu se commencer et se terminer, pour ensuite être envoyé chez Multicopie Estrie, notre gentil imprimeur.
Je tiens à remercier du plus profond de mon moi-même Émilie Godbout, qui a fait une job vraiment à mon goût, juste bien dans mes fantasmes du journal L'Humanifeste! Même si t'es sans doute la plus perfectionniste de toutes les filles sur cette terre, je t'assure, Émi, que tous tes efforts ont porté fruits. :)
Merci aussi à Lyne, photographe de talent, à notre correctrice ultra-méga-sympa-efficace et à tous les rédacteurs qui ont collaboré à cette première parution de cet hiver! Sérieusement (crime que j'suis licheuse, mais j'ai pas le choix parce que c'est vrai câline!), toute seule, j'aurais assurément, mais vraiment assurément, pas été capable d'écrire un 24 pages, telle une déchaînée trop d'dans pour la ligue. haha. Longue vie aux collabos!
Merci à toutes les volontaires qui m'aideront, mardi en revenant du congé de Pâques, à distribuer le journal à l'entrée de la Fac. Je nomme ici Sonia, Julie-Han, Tamara, Marie-Claire, Lyne et Émilie.
À tous, j'ai hâte que vous voyiez le résultat final!
Merci de vous impliquer, merci de faire vivre votre journal facultaire! Mission accomplie pour cette première édition de la session, groupe!
Hiha! (Dixit Émilie)
Chicoutimi VS Sherbrooke
Depuis la mi-session, je suis tiraillée et déchirée entre mes deux villes. Ces deux endroits où est basée ma vie : Chicoutimi et Sherbrooke.
À Chicoutimi, j'ai fait mon enfance, j'ai grandi beaucoup. J'ai grandi dans ma tête et dans mon corps. À Chicoutimi, j'aimais bien faire mes petits trucs de manière autonome, mais j'étais quand même plus ou moins indépendante : vivre chez ses parents nous met toujours des restrictions, peu importe l'âge.
À Sherbrooke, je trippe. Les amis comptent beaucoup. Les partys sont incalculables, et j'aime m'y joindre. Le mode de vie universitaire me plaît sans conteste. Et la vie en appart, rien de péjoratif à en dire. Je suis libre et confortable.
Je mène une double vie : celles de la Chicoutimienne et de la Sherbrookoise.
Je menais, plutôt.
Comme je disais dans ma première phrase en guise d'introduction, depuis la mi-session, je suis un yo-yo, je suis une vraie de vraie Chicookoise.
Pour la première fois de ma vie, je m'ennuie. Je ne me suis jamais ennuyé. Vraiment pas! Partout où je suis allée, en visite comme en voyage, j'étais toujours bien, sans souci. Bien sûr, quand je revois mon monde, ma famille et mes amis, je suis très très heureuse!
En ce moment, Chicoutimi est présent à Sherby. Dans ma tête seulement, pas géographiquement, on s'entend.
Ah, l'amour.
15 mars 2008
Vent du désert
Marche dans le sable.
Ses oreilles sillent, n’entendent plus rien
Suivent le vent du désert
Dune, trace, grain.
Tout petits sont ses yeux verts, tout en regardant vers le vert
Observent le désert qui fait du vent
Maison, fauteuil, relaxation.
Un bruit moderne, urbain, humain
Trop mouvementé pour un vent chaud
Trop mouvementé pour une photo.


