26 mars 2008
Je vais exploser de pâté au poulet
Il me pogne des rages de bouffes, bien souvent. Des fois, j'ai le goût de manger des sushis. Des fois, c'est du chocolat. Mais là je vais bientôt faire une overdose de ce fondant brun-noir.
Il y a deux semaines, pendant la mi-session, ma mère m'avait demandé quelles étaient mes demandes spéciales pour la semaine. Côté bouffe, bien sûr. Sans lui laisser le temps de finir sa phrase, je lui ai dit :
« Mom! Please!!! Fais-moé des pâtés au poulet!!! »
C'est teeeeeeeellement le meilleur pâté au poulet du monde. Je voulais qu'elle m'en fasse un gros avant de repartir pour Sherby town... mais puisque je remontais en autocar, c'est-à-dire que je restais pendant 10 heures assise sur mon siège, les pâtés auraient eu le temps de pourrir.
Puisque je suis remontée à Chicoutimi town en fin de semaine passée, et que je remontais en voiture avec Bill, ma mom a pu, ou plutôt n'a pas eu le choix, de se mettre dans la popote pour sa fille.
« Si je t'en fais 8, ma puce, est-ce que c'est correct? »
Bin kin! Huit pâtés! Envoye, shoot-moi ça!
Ce sont 8 petits, par exemple. Faut quand même pas exagérer. Donc 8 repas. Huit repas jouissifs gustativement.
Depuis hier, ne me demandez pas ce que j'ai mangé comme repas principal. Je vous répondrai, avec un grand sourire, que je me suis nourrie au pâté au poulet de ma mom. Si on fait le décompte, puisque ça fait 3 repas que je réserve pour les pâtés de ma mom, je les aurai terminé vendredi midi.
Une écoeurantite aiguë, c'est quoi, ça?
Pâques... La bonne journée pour gonfler
Lorsque je ne n'avais pas encore atteint un âge supérieur à 10, je compétionnais avec mes p'tits amis pis mon frère : qui aura le plus gros chocolat? Qui en aura le plus? Qui aura le meilleur? Parce que, Dieu le sait, ce ne sont pas tous les chocolats qui sont bons.
À Pâques, les jeunes enfants se gonflent les veines de glucides. Cette fête, c'est comme celle de l'Halloween, mais couleurs pastelles.
Mais les adultes aussi, s'empiffrent comme des gros dégueux. Moi la première, comme une grosse dégueuse. J'aime ça, le chocolat, qu'est-cé que tu veux que je te dise?
Non, je te dirai pas que j'aime pas ça, parce que j'aime ça, et je ne mens pas, c'est pas beau mentir, ça fait rallonger notre nez. Et je l'aime bien, moi, mon nez. J'en veux pas un plus gros. Je me fais souvent dire que j'ai un beau nez.
J'aime ça, les gens honnêtes. Les pas honnêtes, je les emmerde. Je ne veux pas leur parler. Ce sont des peureux qui ne valent pas la peine. J'aimerais bien valoir la peine : je vous re-confirme donc que j'aime le chocolat. Trop.
Pâques, c'est une fête pour engraisser. Pis j'aime pas ça, moi, engraisser. J'aime pas engraisser comme j'aime pas les gens pas honnêtes.
Je n'ai plus en bas de 10 ans. Je ne compétionne plus avec mon frère Fred ou avec mes amis, telle que ma coloc, par exemple, pour savoir qui possède le plus beau cadeau mangeable de Pâques. Mais j'en ai quand même eu, des cadeaux de Pâques... Malgré moi.
Une grosse poule en chocolat Lulu, gracieuseté de ma mom pis de son mari.
Un oeuf Laura Secord à 880 calories, offert par la blonde de mon daddy, mais dont la boîte a été au préalable grugée par le chat de mon frère, Simba.
Des petite boules en chocolat, offertes par Émilie, ma future compagne de voyage, mais faites par sa grande-mom. Que trop bonnnnnn.
Bon, je retourne manger.

